Avec plus de 2 milliards d’utilisateurs actifs par mois, il n’est pas surprenant que Facebook soit une priorité pour de nombreux spécialistes marketing. Une question clé qui revient très régulièrement en rendez-vous ou en conversation avec des entrepreneurs B2B est de savoir si Facebook vaut le coup.

Il peut sembler en effet que ce réseau social n’ait de sens que si vous commercialisez un produit ou un service destiné aux consommateurs. Prenons le temps d’analyser quelques chiffres avant de poursuivre notre raisonnement :

  • Hubspot a déterminé que 74% des personnes utilisaient Facebook à des fins professionnelles.
  • Facebook est la première plate-forme de médias sociaux incontournable pour les spécialistes du marketing B2B et B2C : selon Clutch, 95% des spécialistes du marketing B2B l’utilisent
  • Edifiant et plutôt révélateur non ?

    Les décideurs d’entreprises B2B, ceux qui vont prendre la décision d’achat, sont sur Facebook : c’est un fait. Les décideurs utilisent plus souvent Facebook, mais ils s’engagent plus sur les contenus également.

    Il est nécessaire de ne pas oublier que nous sommes tous des consommateurs. La stratégie marketing qui va attirer le pan consommateur B2C du décideur pourra également faire vibrer celle du consommateur B2B.

    Aujourd’hui, les marques cherchent à transmettre des émotions, à proposer de véritables expériences émotionnelles aux consommateurs par le biais de contenus visuels et divertissants. Facebook est un des médias sociaux les plus visuels : photos, vidéos, gif, lives permettent d’accompagner les messages d’entreprise. Qu’il s’agisse d’une photo de leur produit, d’une visite vidéo de leurs bureaux ou la reprise d’un mème populaire, le contenu visuel capte beaucoup mieux l’attention que le texte. C’est normal, le cerveau humain traite les images 60000 fois plus rapidement que du texte. Les entreprises B2B les plus performantes sur Facebook fournissent des messages amusants, intéressants et utiles. Elles veillent également à ce qu’ils restent pertinents par rapport à leur domaine et leurs missions.

    Le premier réflexe a été d’imiter sur les réseaux ce qui se faisait déjà à la télévision. Très vite, les marques ont remarqué que cela ne fonctionnait pas. Les internautes n’allaient pas interagir avec la publicité. Sur un média d’affichage, on sait que les marques ne sont pas en concurrence qu’avec d’autres marques. En effet, lorsque l’on est sur Facebook, les marques sont en concurrence avec une page d’un groupe de musique, avec les photos de vacances de votre soeur…tout est noyé là-dedans. Il a fallu changer la façon de communiquer. Via ce processus, cela s’est formalisé d’une façon différente d’une marque à l’autre.

    Avoir et poster régulièrement sur une page ne suffira pas pourtant. Pour attirer de nouvelles entreprises, l’utilisation de la plateforme publicitaire de Facebook est un passage obligé (encore plus avec les nouveaux changements de l’algorithme). Les annonces Facebook atteignent plus de personnes, attirent l’attention et peuvent rester abordables surtout si vous prenez le temps de tester les annonces.

    La publicité sur Facebook est un bon moyen très ciblé d’atteindre de nouvelles personnes sans être trop intrusif. Les options de ciblage poussées permettent aujourd’hui de cibler plus facilement les décideurs B2B par le biais de leur secteur d’activité, leur emploi, leurs intérêts, et même la taille de l’entreprise.

    Nouvel espace du bouche à oreille, votre page Facebook peut devenir un véritable foyer d’engagement. Une fois ce mouvement enclenché, il vous suffira de répondre aux messages, de réagir, commenter et aimer les messages de vos visiteurs. De petits actes comme ceux-ci peuvent avoir un impact important sur votre image et permettra de montrer que votre entreprise s’investit pour ses clients.

    Il est important pour les entreprises d’établir une connexion personnelle avec ses clients. Au sein de cette nouvelle ère où les réseaux-sociaux sont rois, la marque peut interagir en permanence avec les clients avant, pendant et après l’acte d’achat et cela a ouvert de nouvelles possibilités de communication. Le levier des marques pour créer de l’engagement et un lien de proximité consiste à discuter avec eux par ce biais. L’utilisation de ce canal permet aux marques permet aux marques B2C et B2B de paraître plus humaine et ouvertes, ce que les consommateurs auront tendance à préférer plutôt que les discours formels et fermés.

    Je me souviens d’une discussion avec un directeur d’entreprise B2B à qui nous avons conseillé de faire une communication plus humoristique et attractive. Sa réponse ? “Nous ne sommes pas une simple entreprise B2C ! Notre domaine, c’est du sérieux, on ne peut pas s’amuser dessus comme on pourrait le faire pour toucher la ménagère de 40 ans !”. Il semble y avoir une règle dans le monde du B2B : n’utilisez pas l’humour si vous voulez que votre public vous prenne au sérieux.” L’humour est largement considéré comme une “chose pour B2C”.

    Mais la définition de bon contenu que l’on connaît tous, indique pourtant qu’il faut que le contenu soit unique, qu’il reflète votre expertise et qu’il soit engageant.

    Lorsque vos concurrents proposent le même type d’informations et que 54% des marketeurs B2B peinent à créer du contenu suscitant une réponse, ce facteur engageant devient un moyen de se différencier.

    L’humour est une façon éprouvée d’impliquer le public et il s’agit d’une tactique vraiment virale en vérité. Comprenez bien que l’humour ne consiste pas toujours à faire rire votre public. Il s’agit d’ajouter une autre couche de valeur à votre contenu, à lui donner une véritable personnalité humaine qui puisse briller même à travers l’écran de votre lecteur.

    Pour appuyer mes propos, je vous renvoie vers l’enquête mondiale Nielsen sur la confiance dans la publicité. Plus de 29 000 internautes ont été interrogés dans 58 pays différents afin de mesurer le sentiment des consommateurs sur des formats publicitaires variés. 47% des personnes interrogés sont d’avis que les publicités humoristiques ont le plus retenu leur attention.

    Faire rire une personne est le lien le plus intime que nous puissions créer dans un environnement d’affaires. Cela permet également de refléter l’entreprise. En effet, lorsqu’une marque montre qu’elle ne se prend pas toujours trop au sérieux, c’est un moyen puissant de démontrer l’authenticité et la confiance de celle-ci.

    En intégrant une touche d’humour dans vos publications, vous ferez quelque chose de différent. A première vue, vous moquez de vous-même semble être le meilleur moyen de ruiner toute sa stratégie marketing. Mais l’autodérision engendre la sympathie et la confiance. La perception de perfection invite souvent à un examen incessant. Vous connaissez l’adage : “Si cela semble trop beau pour être vrai, alors c’est probablement le cas”. D’un point de vue sémiologique et en s’appuyant sur les travaux de Pierce, Joëlle Réthoré désigne la communication authentique comme une communication où la présence de sentiments, la présence existentielle d’ego et de non-ego est essentielle. Néanmoins, toujours selon l’auteur, il ne faut pas tomber dans l’extrême et avoir une communication qui soit basée uniquement sur des sentiments ou des actions sans en exiger une certaine réflexivité.

    Comme l’explique Ines Pasqueron de Formmervault, dans son ouvrage “Je ris donc je suis” : l’humour est au carrefour de deux processus identitaire : socialisation et individuation. C’est par ce double mécanisme que le processus d’humanisation de votre marque va s’enclencher.

    Bien sûr, nous ne sommes pas en train de dire que vous devriez commencer à faire dans toutes vos communications des blagues du type : “c’est un communiquant, un créatif et un directeur artistique dans un ascenseur…” ! Néanmoins, si votre bibliothèque de contenu contient quelques éléments plus “légers”, cela ne pourra être que bénéfique pour votre marque. Essayez de faire sourire votre public et n’ayez pas peur d’apporter un peu de sens de l’humour sur la table, car la dernière que j’ai vérifié, B2B signifiait Business-to-Business et non pas Beaucoup-Trop-Barbant.

    Laisser un commentaire